01/03/2017

George








Résumé de l’éditeur

Beaucoup de gens aiment George. Maman est très fière de son petit garçon, elle pense qu’il deviendra « un jeune homme très bien ». Scott aime beaucoup son « frérot ».
Et Kelly le tient pour son « meilleur ami ». Mais George sait que les gens ne voient pas qui elle est vraiment. Car, George en a la certitude, elle est une fille.
Alors, quand sa maîtresse propose de jouer une pièce de théâtre à l’école, George veut plus que tout interpréter le personnage de Charlotte. Elle sera parfaite, et les gens verront enfin qui elle est.
Comment leur faire comprendre que c’est le rôle de sa vie ?

Mon avis

George est le premier roman junior que je lis et qui aborde la question du transgenre.  L’emploi de la troisième personne du singulier féminin associée au prénom masculin George est un peu troublant au début mais on se fait rapidement à ce choix de narration et l’on éprouve de plus en plus de sympathie pour le personnage de George. On comprend d’autant plus son mal-être et le fait qu’il/elle ne s’accepte pas en tant que garçon. La question qui se pose dans ce roman n’est pas du tout l’attirance vers une personne du même sexe mais le fait de ne pas s’accepter en tant que garçon ou en tant que fille, et la difficulté d’en parler.

 A la lecture de ce roman, je me suis plusieurs fois retrouvée à penser que le personnage de George était jeune pour se sentir mal dans sa peau. Puis, j’ai repensé à un film que j’avais vu étant petite, « Ma Vie en rose », un film français de 1996 qui aborde déjà ce thème : un garçon (Ludovic, 7 ans) persuadé d’être une fille. Ces deux enfants se retrouvent confrontés aux mêmes comportements, aux mêmes jugements. Et ceux-ci, distillés dans la cour de l’école, sont bien durs et cruels. 

J’ai beaucoup aimé ce livre, qui pose un regard bienveillant sur George, un personnage qui est loin d’être caricatural. Au-delà de la question du transgenre, il y a celle, plus large de la différence. Et ce genre de livre est positif : il donne la possibilité de penser que le dialogue existe, que l’on peut arriver à être soi-même et à s’assumer, que la discussion est envisageable.  


D’Alex Gino
Ed. Ecole des Loisirs, coll. Neuf
Février 2017
14.50€

08/02/2017

Shikanoko Livre 1: L'enfant du Cerf

Shikanoko, 1 : L'Enfant du Cerf


Résumé de l’éditeur 

          Laissé pour mort dans la montagne, le jeune Shikanoko trouve refuge chez un sorcier qui lui fabrique un masque aux immenses pouvoirs magiques. Il devient « l’Enfant du Cerf ». Il parlera aux fantômes et aux esprits protecteurs, il apprendra des hommes et des femmes les plus puissants, il connaîtra le raffinement, l’amour et les sentiments les plus purs, mais aussi la bestialité, la cruauté et les machinations politiques…


Mon avis

          Ce premier tome d’une série de quatre livres est une très bonne surprise. Plonger dans un Japon médiéval et fantastique me fascinait et découvrir l’origine du Clan des Otori (que je n’ai pas encore lu) me tentait bien. A l’ouverture du livre, ce qui m’effrayait un peu, ce sont ces listes de personnages, classés par clan. J’avais très peur de m’y perdre et de confondre les personnages entre eux… Rien de tout cela ! On peut reconnaître que Lian Hearn possède une véritable qualité et efficacité dans son écriture. Rien n’est à jeter dans ce roman, tout a son importance et le lecteur est rapidement plongé dans l’intrigue (dès le deuxième chapitre). En sachant que ce livre était un premier tome et au vu de la liste impressionnante des personnages, je craignais que ce premier tome n’en soit qu’une introduction et une présentation globale… Au contraire, la narration est savamment travaillée : on suit Kazumaru, jeune enfant de 7 ans qui a suivi son père lors d’une mission de reconnaissance pour le compte de sire Kiyoyori, seigneur de Kuromori. Mais le père de Kazumaru meurt, laissant sa femme dans un chagrin insurmontable. Elle décide de se faire nonne et laisse le soin à Sademasa (oncle de Kazumaru) d’élever son fils. Sademasa, héritant du domaine de son frère, organisera quelques années plus tard une partie de chasse où il laissera Kazumaru pour mort. Gravement blessé, Kazumaru arrive à la cabane du vieux Shisoku, un sorcier aux pouvoirs puissants…
          Vous pensez peut-être que j’en ai trop dit avec ce résumé alors que je ne m’arrête là qu’aux deux premiers chapitres de ce livre. Je vous laisse imaginer tous les rebondissements et les errements de Kazumaru –devenu Shikanoko- pour retrouver son honneur. Avec cette quadrilogie, on est entrainé dans les intrigues et les complots de clan au sein d’univers ancestral et mystique. Je ne pense pas en faire trop en disant qu’il m’a fait penser à plusieurs reprises à Game of Thrones (les scènes de pure cruauté en moins) : l’impression d’être dans un Japon moyenâgeux, avec ses croyances, ses histoires de sorcellerie, ses intrigues politiques … J’aurais tendance à le conseiller à de grands ados, à partir de 15-16 ans, au vu de certaines scènes.  


Shikanoko Livre 1 : L’Enfant du cerf
Lian Hearn
Gallimard Jeunesse
Janvier 2017
14.90 €

05/11/2016

Maëlle et Margot




          Maëlle et sa sœur Margot attendent avec impatience le départ du train. Elles s’ennuient, trouvent à s’amuser comme elles peuvent : partie de cache-cache dans la gare, passage par le photomaton, coloriage…
          Enfin installées dans le train, elles se taquinent, d’abord gentiment, puis la distance et la longueur du voyage aidant, les esprits s’échauffent… jusqu’à la dispute. Mais pas pour longtemps : au même rythme que le train qui traverse vallons, collines et brave les averses, leur amitié retrouvera le calme doux de l’éclaircie.
          C’est avec la même douceur que les auteurs Danny Parker et Freya Blackwood posent leur regard sur ces moments fugaces de l’enfance, comme dans leur précédent album Une journée parfaite.

De Danny Parker & Freya Blackwood
Ed. Grasset
Octobre 2016
14,90 €